Contrôle du régulateur de tension de l'alternateur

Ivan Matieishyn Ivan Matieishyn
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Le contrôle du régulateur de tension de l'alternateur est nécessaire lorsque des problèmes de batterie surviennent : elle ne charge plus assez ou se charge trop. Dès l'apparition de ces symptômes, il est temps de vérifier ce composant.

Un régulateur en bon état doit couper la tension dans la plage de 14,4 à 14,5 V.

La mission de cet appareil est de réguler la tension du courant fourni par l'alternateur à la batterie. Si le régulateur tombe en panne, la batterie est soit insuffisamment chargée, soit elle « bout » à cause d'une surcharge, ce qui réduit considérablement sa durée de vie.

La perspective de détruire une batterie à cause d'une petite pièce n'est pas réjouissante, il est donc important de surveiller l'état du régulateur. Pour le vérifier correctement, il faut d'abord identifier le type de dispositif.

Contrôle du relais de tension

Types de régulateurs de tension

Comprendre le type de dispositif déterminera la procédure de test. Il existe deux types de régulateurs :

  • intégrés (montés sur l'alternateur) ;
  • séparés (externes).
Régulateurs de tension

Dans le premier cas, le boîtier du régulateur est combiné avec le porte-balais et se trouve directement sur l'alternateur. Dans le second, il s'agit d'un bloc séparé fixé sur la carrosserie du véhicule dans le compartiment moteur (fréquent sur les véhicules anciens).

La particularité des régulateurs modernes est leur boîtier non démontable, scellé dans de la résine. Il est inutile de les réparer en raison de leur faible coût ; le diagnostic vise donc simplement à confirmer la panne pour remplacer l'ensemble du module.

Signes de dysfonctionnement

En cas de sous-tension, la batterie ne se charge pas. Le matin, vous ne pourrez pas démarrer la voiture et, en conduisant, vous remarquerez une lumière faible des phares ainsi que des dysfonctionnements des appareils électriques.

En cas de surtension, l'électrolyte de la batterie se met à bouillir. Un dépôt blanc apparaît sur le boîtier de la batterie et les ampoules des phares grillent souvent.

Symptômes, pannes et réparation de l'alternateur et du régulateur

Symptômes supplémentaires :

  • le témoin de batterie ne s'allume pas sur le tableau de bord à la mise du contact ;
  • le voyant de batterie ne s'éteint pas après le démarrage du moteur ;
  • l'intensité des phares varie selon le régime moteur (si la lumière est faible au ralenti et devient plus vive en accélérant, le problème vient souvent du régulateur) ;
  • la voiture a du mal à démarrer ;
  • la batterie se décharge rapidement et constamment ;
  • la dynamique du véhicule chute, surtout à haut régime.

Causes de panne du régulateur

Les principales causes de défaillance sont :

  • court-circuit (y compris entre les spires de l'enroulement d'excitation) ;
  • claquage des diodes du pont redresseur ;
  • inversion de polarité lors du branchement de la batterie ;
  • pénétration d'humidité ou d'huile dans l'alternateur ;
  • usure des balais (charbons) ;
  • dommages mécaniques ou défaut de fabrication.

Méthode de test la plus simple (sans démontage)

La méthode rapide consiste à mesurer la tension aux bornes de la batterie avec un multimètre. Elle ne garantit pas à 100 % que le régulateur est le seul coupable (le pont de diodes ou l'alternateur lui-même peuvent être en cause), mais elle permet d'évaluer rapidement l'état du système.

Algorithme :

  • Démarrez le moteur et faites-le chauffer jusqu'à sa température de fonctionnement.
  • Connectez le multimètre aux bornes de la batterie (en respectant la polarité).
  • Au ralenti (sans charge), la tension doit être comprise entre 13,5 et 14,4 V.
  • Activez des consommateurs (phares, chauffage, dégivrage). La tension peut légèrement chuter, mais pas en dessous de 13,0–13,2 V.
  • Augmentez le régime moteur à 2000–2500 tr/min. La tension doit se situer autour de 13,8–14,5 V.

Si la tension est inférieure à 13 V, il n'y a pas de charge. Si elle dépasse 14,8 V, il y a surcharge (le régulateur ne coupe pas le courant). Dans les deux cas, une vérification détaillée est requise.

Test du régulateur intégré

Vérification du régulateur de tension (exemple sur Lada)

Pour un diagnostic précis, le régulateur doit être démonté. Vous aurez besoin d'une alimentation stabilisée réglable (alimentation de laboratoire), d'une ampoule 12 V (3–5 W) et de fils.

Contrôle du régulateur de tension : 1 — Batterie (ou Alim.) ; 2 — Masse ; 3 — Régulateur ; 4, 5 — Sorties vers les balais ; 6 — Lampe témoin.

Principe de la méthode :

  1. Connectez l'ampoule aux balais (sorties du régulateur).
  2. Alimentez les entrées correspondantes du régulateur avec le « plus » et le « moins » de l'alimentation réglable.
  3. Réglez la tension entre 12 et 13 V. L'ampoule doit s'allumer.
  4. Augmentez progressivement la tension. Lorsque le seuil de 14,2–14,5 V est atteint (selon le modèle), l'ampoule doit s'éteindre.
  5. En réduisant la tension, elle doit se rallumer.

Si la lampe ne s'allume pas au départ ou ne s'éteint pas lorsque la tension dépasse 15 V, le régulateur est défectueux.

Important : si l'ampoule s'éteint trop tôt (par exemple dès 13,5 V), la batterie sera chroniquement sous-chargée.

Exemple sur régulateur type VAZ 2107

Contrôle du régulateur de tension sur véhicules type VAZ

Sur les véhicules classiques, on trouve différents types d'alternateurs. Les anciens modèles utilisaient un relais externe. Depuis le milieu des années 90, les alternateurs utilisent des modules intégrés. L'algorithme de vérification est identique à celui décrit ci-dessus : la lampe doit s'éteindre lorsque la tension de fonctionnement est dépassée.

Test du régulateur séparé

Schéma pour régulateur externe : 1 — Batterie ; 2 — Régulateur ; 3 — Lampe.

Les régulateurs externes, montés sur la carrosserie, se vérifient de la même manière. Le « Plus » est connecté à l'entrée (généralement borne 15 ou B), le « Moins » au corps du boîtier, et la lampe est connectée à la place de l'enroulement d'excitation (borne 67 ou F).

À 12 V, la lampe s'allume ; à 14,5 V, elle s'éteint. Tout autre comportement indique une panne.

Contrôle d'un relais type 591.3702-01

relais type 591.3702-01

Schéma de contrôle du relais type 591.3702-01

Ce type de relais équipait certaines propulsions classiques. Il possède deux contacts principaux : « 67 » (vers l'alternateur) et « 15 » (depuis le contacteur d'allumage). Le boîtier sert de masse.

Schéma de vérification :

  • « Moins » de l'alimentation sur le corps du relais.
  • « Plus » de l'alimentation sur la borne « 15 ».
  • Ampoule entre la borne « 67 » et le corps (masse).

Le principe reste le même : la coupure doit se produire aux alentours de 14,2–14,5 V.

À titre indicatif, voici les données pour un régulateur électromécanique classique :

Paramètres de tension (à 50°C) :
1er étagechute de max. 0,7 V
2e étage (régulé)14,2 ± 0,3 V
Entrefer induit-noyau1,4 ± 0,07 mm

Vérification d'un régulateur à trois niveaux

Alimentation stabilisée réglable

Alimentation stabilisée réglable

Les régulateurs à trois niveaux permettent de commuter manuellement la tension (par exemple : min. 13,6 V, normal 14,2 V, max. 14,7 V). Lors du test, actionnez l'interrupteur de mode et vérifiez que l'ampoule s'éteint bien à la tension correspondant au mode sélectionné.

Une méthode dangereuse à éviter

Parmi les automobilistes de la vieille école, il existe un conseil consistant à vérifier l'alternateur en débranchant la cosse de la batterie moteur tournant. Soi-disant, si le moteur ne cale pas, l'alternateur est bon.

Il est strictement interdit de débrancher la batterie lorsque le moteur tourne !
La batterie joue le rôle de tampon lissant les pulsations de tension. En la déconnectant, on provoque une brusque surtension (phénomène de Load Dump) qui peut griller instantanément l'électronique : du régulateur de tension à l'autoradio, en passant par le calculateur moteur (ECU). Cette méthode n'était valable que pour les très vieilles voitures dépourvues d'électronique.

Recommandations pour augmenter la durée de vie

Pour que le régulateur et l'alternateur durent plus longtemps :

  • veillez à la propreté de l'ensemble, la saleté nuit à la dissipation thermique ;
  • vérifiez la tension de la courroie d'alternateur ;
  • surveillez l'état des contacts et du câblage (l'oxydation crée une résistance parasite) ;
  • mesurez périodiquement la tension aux bornes de la batterie.

Conclusion

Le contrôle autonome du régulateur de tension est à la portée de tout conducteur. L'essentiel est de déposer la pièce et de réaliser un circuit simple avec une ampoule. Si les tests révèlent une anomalie, le régulateur doit être remplacé, car les composants semi-conducteurs modernes ne sont généralement pas réparables.

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